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Bienvenue sur le site du festival du MOT !
Du mercredi 26 au dimanche 30 mai , autour de tables rondes et spectacles originaux, artistes et festivaliers ont partagé le plaisir des mots.. cette sixième édition a enregistré près de 17 000 entrées en cinq jours ! Merci de votre confiance et rendez vous l'année prochaine! Retrouvez les photos de l'édition 2010 dans la rubrique "photos".
À quand une déclaration des droits du mot ?C’est une constatation qui réjouit l’âme et excite les neurones. Depuis cinq ans, les mots catalysent une créativité effervescente, foisonnante et souvent surprenante : Les éditeurs multiplient les collections spécialisées, les artistes les mettent au cœur de leurs productions et le théâtre s’en joue avec inventivité. Le mot, signe privilégié des idées, confirme chaque jour sa capacité à élargir nos horizons, émoustiller nos imaginaires, attiser nos curiosités. On devrait s’en réjouir. Mais, les chiffres sont là, avec leur sournoise apparence d’objectivité, toujours prêts à simplifier les enjeux du présent, ou à caricaturer les défis du futur. Les « milliards d’euros » de la crise, du trou de la sécurité sociale, ou du déficit des caisses de retraite brouillent la réflexion et caricaturent une vérité évidemment plus complexe. Au point qu’on en viendrait parfois à souhaiter que soit proclamée une « Déclaration des droits du Mot » qui viendrait utilement rappeler aux dévots de la statistique ou du pourcentage la nécessité des mots pour mieux cerner le réel. C’est dans cet esprit qu’a été conçu le programme de cette sixième édition du Festival du Mot qui entend bien continuer à s’appuyer sur toutes les formes artistiques pour mettre les mots en résonance avec le plaisir et la connaissance. Et c’est dans cette optique que la « Ville du livre », qui fête cette année son dixième anniversaire, se veut aussi, désormais, « Cité du Mot » avec la belle et grande ambition d’affirmer son nouveau statut tout au long de l’année, grâce à un projet culturel et social original, inspiré par l’expérience du Festival. Mots qui résistent, chiffres qui menacent, livres qui demeurent : Plus que jamais, souvenons-nous de cette phrase que Marguerite Yourcenar fait prononcer à l’empereur Hadrien, méditant sur son rôle de bâtisseur : « Fonder des bibliothèques, c’était encore construire des greniers publics, amasser des réserves contre un hiver de l’esprit qu’à certains signes, malgré moi, je vois venir… » Marc Lecarpentier, directeur artistique du festival.
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